 |
 |
| Échos Crétins |
27 Juin 1998 |
LES
DEUX SOLITUDES
AVERTISSEMENT : Tout ce que vous
lisez présentement est conçu dans l'unique but de
divertir. Dites-vous bien que la réalité est sans
doute encore pire...
Après avoir été "entarté"
lors du défilé de la Saint-Jean Bill Johnson poursuit
des pâtissiers québécois qu'il accuse d'être
"séparatistes"!
Le défilé de la Saint-Jean Baptiste aura laissé
un goût sucré (...) dans la bouche du président
d'Alliance Québec (NDLR : Alliance Québec est un regroupement
d'anglophones qui exercent de la pression sur le gouvernement provincial
en passant leur temps à le critiquer bêtement, et tout
cela, grâce à de généreuses subventions
du gouvernement fédéral.), Bill Johnson. Cet homme,
jugé comme un radical par la plupart des journaux sérieux
(seule The Gazette approuve les tactiques fascistes de Johnson.
Mais il est vrai que The Gazette n'est pas un journal sérieux...),
a reçu une tarte à la crème en plein visage
alors qu'il discutait avec un journaliste au milieu de la foule.
Johnson semblait avoir été amusé par cette
blague, somme toute inoffensive, mais lorsqu'il apprit, deux jours
après le défilé, que les pâtissiers qui
avaient préparé la tarte n'affichaient pas en anglais
dans leur pâtisserie, le bouillonnant leader fit volte-face
et décida de poursuivre en justice les pâtissiers.
"Ce sont sûrement des séparatistes, expliqua Johnson
aux journalistes au cours d'une conférence de presse improvisée.
Au début, je croyais que cette tarte n'était qu'une
blague. Maintenant que j'ai appris que les pâtissiers n'affichaient
pas en anglais, je comprends mieux ce qui s'est passé. C'était
plutôt une triste machination, un coup monté, une attaque
raciste et haineuse du même genre que l'assassinat de Martin
Luther King. Aujourd'hui, c'est une tarte. Demain, ce sera quoi?
Une bombe? Une balle de fusil? Comme tous les grands hommes qui
ont défendu les minorités marthyrisées, je
suis une cible de choix pour les attentats."
Les pâtissiers en question, un petit couple tranquille dans
la quarantaine, ne comprennent pas l'énervement "hystérique"
du patron d'Alliance Québec. "Ce n'était qu'une
blague qu'un de nos clients a voulu faire, raconte Bertrand Tarteure,
pâtissier depuis bientôt 20 ans. Et puis, presque tous
mes clients sont des Québécois francophones ou des
Français, alors, l'affichage en anglais..."
Bill Johnson poursuit les pâtissiers pour "tentative
de nuire à l'image publique d'un personnage important"
(...). Johnson croit que "(les) maudits séparatistes
ont voulu (le) ridiculiser afin de discréditer une organisation
de la plus grande importance". À la suite de cette nouvelle
controverse, plusieurs membres modérés d'Alliance
Québec ont quitté le regroupement, préférant
"ne plus être associés à un chef qui fait
passer les anglophones pour des radicaux et des intolérants."
Une histoire à suivre, sans aucun doute.
François DESBIENS |
|
|